18 février 2026

Montée des eaux à Tours : la Ville invite les résidents de la rue du Pont-aux-Oies à se préparer à une possible évacuation

Vigilance renforcée à Tours après la hausse des niveaux sur le Cher et la Loire. La Ville demande aux résidents de la rue du Pont-aux-Oies de se tenir prêts à une possible évacuation, alors que de nouvelles pluies sont attendues.

Un point de situation diffusé lundi 16 février à 17 h 15 évoque des perturbations dans le Val de Cher, la fermeture de plusieurs voies et une attention particulière sur les quartiers sujets à la remontée de nappes. L’alerte s’inscrit dans une stratégie de prévention face à une potentielle inondation.

Montée des eaux à Tours : évacuation possible

La Ville de Tours a activé ses dispositifs de veille après la poursuite annoncée de la Montée des eaux sur les vallées de la Loire et du Cher. Dans le Val de Cher, le message est clair : les résidents de la rue du Pont-aux-Oies sont invités à se tenir prêts à une évacuation, avec la recommandation de prévoir un hébergement chez des proches situés hors des zones exposées.

Le communiqué diffusé lundi 16 février à 17 h 15 fait état d’axes fragilisés et d’accès restreints. La route de Savonnières pourrait être coupée partiellement côté ouest. Pour se déplacer, la Ville préconise de privilégier la rive nord du Cher, où les voiries restent plus praticables.

Au fil des heures, les équipes municipales sécurisent les espaces vulnérables. Les animaux de l’île Balzac ont été mis à l’abri par anticipation, une mesure jugée nécessaire pour éviter toute situation d’urgence. Les abords du Petit Cher sont d’ores et déjà interdits au public, barrés pour empêcher toute prise de risque inutile.

Sur la Loire, le niveau progresse mais les impacts demeurent, à ce stade, contenus. Les parkings en bords de Loire ont été évacués dès jeudi et resteront inaccessibles dans les jours à venir. Les sentiers cyclables et piétons sont interrompus en plusieurs tronçons, signes visibles d’une gestion qui privilégie la sécurité et la prévention.

Dans ce contexte, la Ville rappelle que l’Inondation n’est pas un risque abstrait. L’activation du Plan Intercommunal de Sauvegarde par Tours Métropole atteste d’un pilotage quotidien, avec un poste de coordination qui réunit les services pour adapter les réponses au terrain. La surveillance des digues est continue, assurée par des agents mobilisés sur de longues plages horaires.

La scène se joue aussi dans les foyers. « On garde un sac prêt, avec nos papiers et quelques vêtements », confie Émilie, riveraine du secteur, rencontrée près de la rue du Pont-aux-Oies. Son immeuble n’a pas encore vu l’eau, mais l’inquiétude grandit. « L’alerte est là, on préfère anticiper. »

D’autres pensent aux personnes fragiles. Un voisin a recensé les personnes âgées et isolées de son pâté de maisons pour organiser un covoiturage d’urgence. Une logique de solidarité qui, à chaque épisode de crue, se ravive et rassure.

Montée des eaux à Tours : que surveiller en priorité ?

Les autorités invitent à suivre l’évolution du niveau à la station de référence locale et via Vigicrues, en complément des consignes municipales. Les résidents proches du Cher sont appelés à vérifier régulièrement les sous-sols, à protéger les ouvertures et à débrancher les appareils électriques près du sol.

Le pic de crue est annoncé pour mardi 17 février à 17 h sur le secteur. En attendant, les conseils sont constants : limiter les déplacements, éviter les zones inondables, se tenir informé via les canaux officiels de la Ville et de la Métropole.

Au-delà des restrictions temporaires, l’enjeu demeure la sécurité des personnes. Anticiper l’évacuation n’est pas céder à la panique ; c’est transformer l’incertitude en réflexes simples et efficaces, jusqu’au retour à la normale.

Rue du Pont-aux-Oies : préparation à l’évacuation, gestes clés

Dans ce secteur où l’eau commence à lécher les bordures, l’instruction municipale est sans ambiguïté : préparer l’évacuation. Les résidents de la rue du Pont-aux-Oies sont invités à s’organiser dès maintenant pour éviter toute précipitation si le signal est donné. Le mot d’ordre : agir à froid, vérifier l’essentiel, protéger le logement.

Une famille a par exemple rassemblé documents d’identité, ordonnances et double des clés dans une pochette étanche, placée à l’entrée. Un étudiant a partagé sur le groupe de quartier un plan d’hébergement chez sa sœur à Joué-lès-Tours. Ces initiatives concrètes permettent de gagner de précieuses minutes si l’Evacuation s’impose.

Les pompiers rappellent que, lors d’un départ rapide, chaque détour peut compter. Avoir des chaussures étanches prêtes, des lampes frontales fonctionnelles et le minimum de rechange facilite les mouvements. Les enfants et les personnes âgées doivent être accompagnés par priorité, avec un point de rendez-vous défini à l’avance.

Préparer un sac d’évacuation en 10 minutes

Un sac compact suffit pour tenir 24 à 48 heures, le temps que la situation se stabilise. Il doit rester accessible, près de la porte, sans dépasser un poids raisonnable. Mieux vaut éviter de le surcharger et privilégier l’indispensable.

  • Papiers : cartes d’identité, carnets de santé, assurances, moyens de paiement.
  • Médicaments : traitements en cours, ordonnances, kit de premiers secours.
  • Textile : change léger, sous-vêtements, vêtements chauds, cape de pluie.
  • Énergie : téléphone chargé, batterie externe, chargeurs, lampe.
  • Hygiène : eau, lingettes, savon, protections, masques.
  • Spécifiques : aliments infantiles, croquettes, laisses et carnets pour animaux.

Pendant la phase de Prévention, l’intérieur du domicile mérite une attention méthodique. Surélever les objets sensibles à l’eau, notamment les appareils électriques à même le sol. Mettre à l’abri documents, photos et souvenirs. Caler les meubles pour éviter les déplacements imprévus.

Communiquer et s’informer sans rumeur

Le voisinage sert de relais. Un groupe de messagerie par cage d’escalier, un tableau d’appels pour les personnes isolées, un relais local pour les informations municipales : ces solutions limitent les incertitudes. En cas d’Alerte, il faut s’en tenir aux messages de la Ville, des pompiers et de la préfecture.

« Nous suivons la consigne d’hébergement hors zone à risque », explique Karim, habitant du secteur, qui a prévenu un cousin à Saint-Cyr-sur-Loire. Il a repéré à l’avance les itinéraires par la rive nord du Cher, pour éviter les points bas.

Si l’ordre d’Evacuation intervient, couper l’électricité et le gaz si cela peut être fait sans danger. Fermer les volets, laisser les portes intérieures ouvertes pour réduire la pression de l’eau, et surtout, ne pas emprunter les passages submergés. À pied comme en voiture, l’eau masque des obstacles imprévisibles.

Quand le doute s’installe, une règle simple s’impose : mieux vaut partir une heure trop tôt qu’une minute trop tard. Pour la rue du Pont-aux-Oies, cette discipline collective peut tout changer si la Montée des eaux s’accélère.

Circulation et services : impacts concrets et déviations à Tours

Les perturbations s’étendent au-delà du périmètre immédiat. Dans l’agglomération, une quinzaine de routes étaient fermées à la mi-journée, touchées par les débordements de la Vienne et de l’Indre vers le Chinonais, avec des points critiques à L’Île-Bouchard, Savigny-en-Véron, Candes-Saint-Martin ou encore Crissay-sur-Manse. À Tours, la consigne demeure de privilégier la rive nord du Cher pour limiter l’exposition aux zones basses.

Les parkings des bords de Loire ont été évacués par anticipation. Les cheminements cyclables et piétons le long du fleuve font l’objet de coupures en série, matérialisées par des barrières et des rubalises. Ces fermetures temporaires permettent une gestion fluide des flux et réduisent les interventions d’urgence.

La route de Savonnières, côté ouest, reste sous surveillance, avec un risque de coupure partielle si la cote franchit un seuil défini. Les cyclistes sont invités à suivre les itinéraires balisés sur la rive nord. Les automobilistes, eux, doivent éviter de forcer les passages inondés, cause fréquente d’interventions de secours.

Points fermés et itinéraires conseillés

Les informations évoluant rapidement, la Ville met à jour ses canaux en temps réel. Ce tableau récapitulatif aide à s’y retrouver et à planifier ses déplacements en sécurité.

Zone/Voie Situation au 16/02 Impact Détour conseillé Référence
Rue du Pont-aux-Oies Surveillance renforcée Préparation à l’évacuation Rive nord du Cher Ville de Tours
Route de Savonnières (ouest) Risque de coupure partielle Circulation restreinte Axes métropolitains via rive nord TMVL
Parkings bords de Loire Fermés depuis jeudi Stationnement interdit Parcs relais intra-muros Info mobilité
Chemins cyclables Loire Coupures multiples Itinéraires déviés Pistes rive nord et centre La Loire à Vélo
Chinonais (Vienne/Indre) Routes barrées Desserte locale limitée RD via secteurs hauts Préfecture 37

Les transports en commun ajustent ponctuellement leurs tracés pour éviter les points bas. Les commerces proches des rivières organisent dépôts et livraisons à des horaires adaptés, souvent en matinée, quand la circulation est plus fluide.

Pour les visites médicales et les services essentiels, la consigne reste la même : appeler en amont, vérifier la praticabilité et anticiper un temps de trajet allongé. Les professionnels de santé adaptent aussi leurs tournées, en lien avec les patients les plus fragiles.

Éviter le sur-risque, c’est aussi renoncer à « aller voir l’eau ». Un pas de trop sur une berge affaiblie suffit à provoquer une chute. La meilleure curiosité, en période de Montée des eaux, reste celle qui s’exerce à distance, depuis les canaux d’information officiels.

Febvotte, Lakanal, Prébendes : nappes en hausse et prévention à domicile

La Ville de Tours alerte sur une possible remontée de nappes en zone urbaine, avant même le pic de crue. Les quartiers Febvotte, Lakanal et Prébendes sont concernés, avec un risque d’infiltrations par les sous-sols. L’alerte vise à limiter les dégâts dans les caves, parkings et rez-de-chaussée sensibles.

Les habitants sont invités à surveiller régulièrement le niveau d’eau au pied des murs, les regards d’évacuation et les paliers d’escaliers menant aux caves. Un tapis humide, une odeur de renfermé soudaine, un disjoncteur capricieux : autant de signaux à prendre au sérieux pour agir sans tarder.

« On a surélevé les cartons et déplacé les bouteilles de vin », sourit un couple installé près du jardin des Prébendes. Un voisin, lui, a mis hors d’eau une chaudière au sol en la calant sur des parpaings. Quelques centimètres gagnés peuvent éviter des centaines d’euros de réparation.

Limiter les infiltrations : gestes simples et efficaces

Protéger les ouvrants bas avec des serpillières et sacs de sable. Vérifier la pompe de relevage si le logement en possède une, et tester sa prise : un arrêt inopiné en pleine nuit peut provoquer une inondation en quelques minutes. Débrancher les multiprises posées au sol et remonter les câbles sur des crochets.

Les copropriétés peuvent organiser une ronde des caves, à heures fixes, pour un suivi partagé. Inscrire les observations dans un cahier de surveillance, avec date et hauteur estimée : ces données aideront ensuite les syndics et les assureurs. La Prévention s’appuie autant sur la technique que sur la rigueur quotidienne.

  1. Inspecter les caves et vides sanitaires deux fois par jour.
  2. Surélever les biens sensibles d’au moins 10 à 20 cm.
  3. Isoler l’électroménager et couper les circuits bas si nécessaire.
  4. Protéger les seuils avec tissus épais et sacs lestés.
  5. Documenter par photos pour l’assurance, sans prendre de risques.

Les écoles et équipements publics des secteurs concernés ont reçu des consignes de vigilance. Le personnel technique vérifie les locaux techniques et les trémies d’accès. Si besoin, des zones de repli interne sont prévues pour maintenir l’activité tout en garantissant la sécurité des usagers.

« J’ai une boule au ventre depuis vendredi », confie Marie, habitante de Lakanal, qui a connu un épisode similaire il y a plusieurs années. Sa stratégie : des bacs étanches pour les archives familiales, un inventaire des objets à déplacer, des horaires fixes pour vérifier la cave, y compris le soir.

La vigilance n’exclut pas la sérénité. À défaut de maîtriser l’Inondation, chacun peut maîtriser sa préparation. Dans ces quartiers, la somme de petites attentions individuelles produit un effet collectif : moins d’appels d’urgence, moins d’interventions en catastrophe, et une reprise plus rapide une fois l’eau redescendue.

Comprendre les risques naturels à Tours : Loire, Cher et culture du fleuve

Vivre à Tours, c’est composer avec deux grands cours d’eau, la Loire et le Cher. Les épisodes de crue font partie des Risques naturels du territoire. Les autorités locales rappellent que la vigilance actuelle s’inscrit dans une trajectoire saisonnière marquée par de fortes précipitations et un sol déjà saturé.

Le niveau de la Loire est élevé mais reste maîtrisé par les systèmes de protection. Les impacts sont limités sur le fleuve, grâce aux digues et à une surveillance resserrée. Les parkings évacués et les cheminements fermés traduisent un principe simple : agir tôt, éviter le dommage.

Dans l’histoire du bassin, certains repères frappent. Des voix expérimentées évoquent des niveaux appelant la comparaison avec des crues non observées « depuis plus de 30 ans » sur certaines stations en amont. Ces parallèles n’annoncent pas une répétition exacte, mais éclairent l’ampleur potentielle du phénomène.

De la donnée à la décision : s’informer sans se perdre

Les habitants sont invités à consulter Vigicrues et la station de référence locale, par exemple du côté du Pont Mirabeau pour la Loire. La réalité de terrain peut différer des cartes selon les digues et points bas ; d’où l’importance de croiser avec les consignes des gestionnaires de crise et les messages municipaux.

Depuis le 15 février au soir, la vigilance crue jaune a été annoncée sur la Loire et le Cher. Tours Métropole Val de Loire a activé le Plan Intercommunal de Sauvegarde, réunissant chaque jour un poste de coopération avec des cellules opérationnelles sur le terrain. La coordination permet d’ajuster barrières, fermetures et interventions.

La vie locale continue, en s’adaptant. Des commerçants déplacent les marchandises des réserves vers les niveaux supérieurs. Les associations reportent certaines activités de plein air. Les clubs de cyclisme partagent des itinéraires éloignés des berges, le temps de retrouver des conditions sûres.

Reste la question : comment garder le lien d’information sans saturer les téléphones ? Les canaux recommandés sont les sites et réseaux officiels de la Ville, de la Métropole et de la Préfecture, les panneaux lumineux, ainsi que la radio locale en cas de coupure d’électricité. Les groupes de voisinage doivent relayer ces sources, sans interprétation hasardeuse.

Pour beaucoup, la culture du fleuve est une fierté. Elle s’exprime aussi par la prudence, cet art de savoir attendre sur la berge haute. En période de Montée des eaux, la priorité est claire : la sécurité des personnes, avant tout. Réagir tôt, c’est réduire l’aléa à une contrainte temporaire et protéger la reprise, quartier par quartier.

Antoine.76

Journaliste passionné de 42 ans, je parcours le monde pour raconter les histoires qui l’animent. Curieux, rigoureux et toujours en quête de vérité, j’aime donner la parole à celles et ceux qu’on entend rarement. La transmission et l’information sont au cœur de mon engagement quotidien.

Voir tous les articles de Antoine.76 →