18 avril 2026

Martel : Ouverture au public du chantier du collège des 7 Tours, un projet en pleine construction

Publié le 17/04/2026 à 06:36

À Martel, l’ouverture au public du chantier du collège des 7 Tours a attiré samedi 11 avril une foule curieuse. Guidés par les agents du Département du Lot, plus de 165 visiteurs ont découvert un bâtiment scolaire en pleine construction, pensé pour conjuguer qualité d’accueil et sobriété énergétique. L’opération s’inscrit dans un projet éducatif ambitieux, au service du développement local et des familles du pays martelais.

L’investissement du Département atteint 8 millions d’€, avec un appui de l’État à hauteur de 655 000 €. Au programme : une chaufferie bois, 200 panneaux photovoltaïques pour couvrir jusqu’à 40 % des besoins, la récupération des eaux pluviales, et de nouveaux espaces de travail, de vie scolaire et de restauration capables de servir 460 repas/jour.

Ouverture au public du chantier à Martel : informations clés et premières impressions

Les visites se sont enchaînées toute la journée, par petits groupes, pour respecter les règles de sécurité sur le site. Casques sur la tête et gilets fluos, les habitants ont suivi un parcours balisé passant par l’entrée principale, le futur pôle restauration, le CDI, les bureaux administratifs et plusieurs salles d’enseignement. L’objectif était clair : montrer l’avancement réel du projet et répondre aux questions concrètes sur les délais, les usages et la circulation des élèves.

La présence des élus a donné le ton. Étaient notamment annoncés le président du Département, la vice-présidente en charge de l’éducation, des représentants de l’État, ainsi que des élus de Cauvaldor et de la ville. « Ce chantier réunit nos priorités : réussite des collégiens, transition énergétique et travaux publics ancrés dans le territoire », a résumé un représentant départemental devant les visiteurs rassemblés près du futur hall.

Visites guidées, questions pratiques et retours du terrain

Le parcours a mis en évidence la réorganisation du site. Plusieurs parents ont demandé où se situera l’accès des bus et si les circulations piétonnes seraient protégées aux heures d’entrée et de sortie. Les guides ont détaillé des cheminements distincts selon les usages, des zones d’attente sécurisées, et des aménagements pensés pour les personnes à mobilité réduite.

« On voit tout de suite la différence d’échelle, c’est plus ouvert et beaucoup plus lisible pour les élèves », a commenté Amina, mère d’un futur 6e. À ses côtés, Maxence, 13 ans, a reconnu « le CDI, carrément plus grand ». Ce regard d’usager en dit long : au-delà des plans, l’expérience vécue prendra toute son importance à la rentrée visée.

Impact local immédiat et attente autour du projet éducatif

Au fil des échanges, la question de l’ambition pédagogique est revenue. La direction a rappelé l’arrivée d’une salle informatique mieux équipée, d’espaces modulaires pour des projets interdisciplinaires, et la création d’un jardin dédié aux activités scientifiques. Le self, pensé comme un lieu d’apprentissage du goût et de la santé, a lui aussi suscité de nombreuses réactions positives.

Pour les commerçants, l’activité de construction a déjà des retombées. Un artisan confiait avoir décroché plusieurs commandes de second œuvre. « C’est du travail ici, pas à 50 kilomètres », souligne-t-il, rappelant le rôle d’un tel programme dans le dynamisme quotidien. Premier enseignement de la journée : l’adhésion locale tient autant au contenu du projet éducatif qu’aux bénéfices concrets pour l’économie de proximité.

La visite s’est achevée sur le secteur du pôle de vie scolaire, encore en cours de cloisonnement. Une image a frappé : des volumes clairs, une circulation simplifiée, et des baies ouvrant sur des espaces végétalisés. Ce sont ces détails du quotidien qui, réunis, transforment un établissement et rassurent familles et personnels.

Collège des 7 Tours : un bâtiment scolaire réunifié et plus lisible

Jusqu’ici, l’établissement était réparti sur deux sites séparés par une route départementale. Un casse-tête pour l’organisation des cours, la sécurité et le climat scolaire. Le projet rassemble désormais toutes les activités sur un seul campus, plus compact et plus sûr, à l’exception d’un bâtiment conservé et réhabilité. Cette réunification change la donne : moins de déplacements, plus de temps d’apprentissage et une vie collective facilitée.

Sur les plans, la logique spatiale saute aux yeux. L’entrée principale distribue les pôles de façon intuitive : enseignement, administration, vie scolaire et restauration. Les lieux de passage deviennent de vrais espaces de rencontre, lumineux et identifiables. Ce choix architectural répond à une attente simple exprimée par une surveillante : « Que chacun sache où aller, sans stress ni retard. »

Des espaces repensés pour l’usage quotidien

Plusieurs lieux ont été détaillés lors de la visite. Le CDI, agrandi, intégrera des zones de travail en petits groupes. La salle informatique bénéficiera d’un câblage repensé et d’un wifi pédagogique mieux maîtrisé. Les salles polyvalentes permettront des cours à effectifs variables et des réunions d’équipe sans concurrencer les emplois du temps des classes.

Pour fixer les idées, voici les nouveautés les plus attendues, relevées par les visiteurs et l’équipe projet :

  • Un pôle restauration moderne, capable de produire jusqu’à 460 repas/jour pour le collège et les écoles du secteur.
  • Une infirmerie mieux positionnée, accessible depuis la vie scolaire.
  • Des cheminements PMR continus, sans rupture de niveau inutile.
  • Un abri à vélos sécurisé, pour encourager les mobilités douces.
  • Des salles informatiques et des espaces modulaires dédiés aux projets.

Chaque point a été pensé à partir des usages. Par exemple, l’abri vélo est placé à distance suffisante des bus scolaires pour éviter les croisements à risque. C’est une série d’ajustements concrets qui, ensemble, améliorent la vie de l’établissement.

Circulations, sécurité et ancrage dans le quartier

Le regroupement sur un site unique permet une gestion centralisée des accès. Les bus déposeront les élèves au plus près, sur une aire dédiée. Les piétons, eux, disposeront d’une entrée distincte, balisée et surveillée. « On a voulu que tout soit lisible à la première visite », explique une chargée d’opération, en montrant les nouvelles perspectives offertes depuis l’esplanade.

Autour, le quartier bénéficie aussi de l’intervention publique. Les trottoirs ont été élargis, et des passages ont été recalibrés pour fluidifier la circulation. L’impact de ces travaux publics dépasse le périmètre scolaire, en requalifiant des abords utilisés par tous les habitants. Dans une petite ville comme Martel, l’effet d’entraînement compte autant que l’équipement lui-même.

Au terme de la visite, un parent, Michel, a confié : « On retrouve l’esprit des Tours, mais avec des espaces à taille d’enfant. Ça rassure. » Un signe que la réunification spatiale va de pair avec une identité préservée, au service d’une scolarité sereine.

Sobriété énergétique et construction durable : chaufferie bois, photovoltaïque et nature en ville

Le futur collège mise sur une combinaison d’énergies renouvelables et de bon sens constructif. Le cœur du dispositif : une chaufferie à plaquettes bois dimensionnée pour assurer le chauffage hivernal, épaulée par 200 panneaux photovoltaïques. L’objectif annoncé est de couvrir jusqu’à 40 % des besoins électriques en autoconsommation, avec un pilotage attentif des usages.

À cela s’ajoutent la récupération des eaux de pluie pour les sanitaires et l’arrosage, et une stratégie de rafraîchissement passif par ventilation naturelle et végétalisation. Plus de 760 m² d’espaces extérieurs seront plantés, avec un jardin pédagogique comme support aux sciences et à l’éducation à l’environnement.

Production locale d’énergie et confort d’usage

Les panneaux en toiture ont été orientés pour maximiser la production aux heures d’occupation. Ils alimenteront prioritairement les besoins du jour : éclairage LED, informatique, ventilation contrôlée. En parallèle, la chaufferie bois garantira une chaleur homogène, avec une maintenance facilitée et un stockage sécurisé des plaquettes.

« Le couple bois + solaire est parfaitement adapté à un bâtiment scolaire », explique un ingénieur consulté par le Département. « Le solaire gère l’activité quotidienne, le bois assure la base thermique en saison froide. » Cette complémentarité évite d’oversizer les équipements et favorise une exploitation maîtrisée dans le temps.

Eau, végétal et pédagogie active

La gestion pluviale en circuit court limite la pression sur le réseau, tout en fournissant une ressource pour l’arrosage et certains sanitaires. Le choix de revêtements perméables et l’implantation d’arbres d’ombrage réduisent l’effet d’îlot de chaleur, un enjeu bien réel lors des pics estivaux. Les élèves bénéficieront d’espaces ombragés pour les récréations et d’un jardin servant de laboratoire à ciel ouvert.

Au-delà des bénéfices environnementaux, ces choix nourrissent le projet éducatif. Un professeur de SVT imagine déjà un suivi des consommations et une initiation aux bilans carbone. Les données réelles de l’établissement pourront devenir supports de cours, pour relier théorie et gestes concrets.

Élément clé Indicateur Effet attendu
Photovoltaïque 200 panneaux – 40 % des besoins Autoconsommation, baisse de la facture énergétique
Chaufferie bois Alimentation en plaquettes locales Chaleur stable, ressource renouvelable, économie locale
Eaux de pluie Alimentation sanitaires + arrosage Moins de pression sur le réseau, sensibilisation
Végétalisation 760 m² d’espaces plantés Confort d’été, biodiversité, îlot de fraîcheur

Ces éléments forment un socle robuste, aligné avec les objectifs de sobriété du Département. La durabilité n’est pas un supplément d’âme : elle est intégrée au fonctionnement quotidien, avec un bénéfice direct pour les élèves et pour la commune.

Restauration scolaire : 460 repas par jour, circuits courts et apprentissages du goût

Au cœur du projet, le pôle restauration incarne l’ambition d’un service public qui nourrit et éduque. Capable de produire jusqu’à 460 repas/jour, il servira les collégiens et les écoles du secteur. Les cuisines ont été dessinées avec les équipes, pour un flux simple : réception, préparation, dressage, service, puis plonge, sans croisement inutile.

Le self proposera des lignes adaptées au rythme des élèves, avec des portions ajustables pour limiter le gaspillage. Une zone de sensibilisation présentera l’origine des produits et la composition des menus. « Manger, c’est apprendre », glisse la responsable de la restauration, attachée aux circuits courts et à la saisonnalité.

Du local dans l’assiette et des gestes anti-gaspi

Le Département souhaite renforcer les achats de proximité, en lien avec les producteurs du Lot. L’idée est simple : soutenir l’économie d’ici, réduire les transports, et garantir la fraîcheur. Les menus intégreront davantage de légumes de saison, des protéines diversifiées et des recettes qui parlent aux adolescents sans sacrifier l’équilibre nutritionnel.

Contre le gaspillage, plusieurs leviers sont prévus. Le choix entre deux tailles d’assiette, un affichage clair sur les quantités, et des ateliers « goûter pour adopter » menés avec les classes. Les restes non servis pourront faire l’objet de revalorisations dans le cadre autorisé, pour limiter la mise au rebut.

La cuisine devient aussi un terrain pédagogique. Les équipes envisagent des temps forts : découverte des métiers, rencontres avec des agriculteurs, et séances de cuisine éducative en lien avec les professeurs. La salle à manger a été pensée pour réduire le bruit et éviter les files d’attente anxiogènes, atout important au quotidien.

Engagements concrets du pôle restauration

Les engagements affichés lors de la visite ont rassuré familles et personnels. Ils sont résumés en quelques principes, faciles à comprendre et à contrôler dans la durée :

  1. Priorité aux circuits courts quand l’offre locale existe, avec transparence sur les origines.
  2. Menus équilibrés et pédagogie du goût intégrée à l’année scolaire.
  3. Lutte contre le gaspillage par le choix des portions et la revalorisation des restes non servis.
  4. Confort acoustique et organisation fluide pour des repas sereins.
  5. Accessibilité PMR complète, depuis l’entrée jusqu’au plateau-repas.

Un tel dispositif va bien au-delà d’une simple modernisation technique. Il fabrique des habitudes durables chez les jeunes, avec des effets positifs sur la santé et le climat scolaire. Dans un collège qui a vocation à accueillir toute la jeunesse du secteur, c’est une pierre angulaire du projet éducatif.

Travaux publics et développement local : budget, emplois et calendrier à Martel

L’opération est portée par le Département du Lot pour un montant total de 8 millions d’€, avec un soutien de l’État à hauteur de 655 000 €. Le choix a été fait d’ouvrir largement le marché aux entreprises du territoire, afin de maximiser les retombées économiques. Résultat : des équipes locales interviennent sur le gros œuvre, le second œuvre et les lots techniques, avec des prestations de proximité pour la maintenance future.

« Ce chantier nous permet d’embaucher deux apprentis et de planifier nos équipes sur plusieurs mois, c’est précieux », confie le dirigeant d’une PME de maçonnerie de la vallée de la Dordogne. Le développement local s’exprime ici très concrètement : des emplois maintenus, une montée en compétence sur les solutions bas carbone, et des partenariats renforcés avec les lycées professionnels.

Un calendrier séquencé et des nuisances limitées

Le phasage a été construit pour réduire l’impact sur la vie de la commune. Les opérations les plus bruyantes sont concentrées sur des plages définies, avec une communication régulière en mairie. Les riverains rencontrés lors de l’ouverture au public ont souligné l’utilité des panneaux d’information et l’écoute des équipes de chantier.

Une étape fondatrice a été marquée par la pose d’une première pierre un vendredi 4 avril, symbole d’un projet qui s’inscrit dans le temps long. Les prochaines phases concerneront la finalisation des espaces intérieurs, l’équipement technique, puis les aménagements paysagers. La mise en service des installations énergétiques sera l’un des jalons les plus attendus.

Qualité, sécurité et suivi budgétaire

Les exigences de sécurité sur le site restent élevées, avec un plan de prévention adapté à un environnement urbain. L’architecte et l’équipe de maîtrise d’œuvre effectuent des visites régulières, en lien avec le Département, pour contrôler la qualité d’exécution. Côté finances, un suivi fin des dépenses est mené pour tenir la trajectoire, en arbitrant si besoin sur des variantes sans impacter les objectifs pédagogiques.

Pour les habitants, l’essentiel est tangible : un équipement public modernisé, plus économe et mieux adapté au quotidien des collégiens. « Ce collège, c’est l’avenir de nos enfants et un moteur pour la commune », résume Lucie, commerçante. Dans une ville comme Martel, chaque euro investi irrigue les ateliers, nourrit les commerces et renforce l’attractivité, bien au-delà de la grille du collège.

Ce projet des 7 Tours fait la démonstration que la construction publique peut conjuguer efficacité, sobriété et attention aux usages. À l’échelle d’un territoire, c’est une politique concrète qui donne corps à l’idée de bien commun, du plan de classe jusqu’au toit solaire.

Antoine.76

Journaliste passionné de 42 ans, je parcours le monde pour raconter les histoires qui l’animent. Curieux, rigoureux et toujours en quête de vérité, j’aime donner la parole à celles et ceux qu’on entend rarement. La transmission et l’information sont au cœur de mon engagement quotidien.

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