1 avril 2026

Stationnement à Tours : EasyPark prend la relève de FlowBird, quelles nouveautés pour les usagers ?

À Tours, l’application mobile EasyPark remplace désormais FlowBird pour le paiement du stationnement sur voirie. La bascule est effective depuis le 31 mars et concerne l’ensemble des zones de parking réglementées. Les usagers doivent créer un nouveau compte, mais la Ville prend en charge les frais de service à condition d’activer l’offre adéquate.

Horodateurs, tarifs et contrôles ne bougent pas. Les nouveautés se jouent dans l’app : moyens de paiement modernisés, option compte professionnel et paramétrage plus fin. Voici ce qui change, comment migrer, et ce que cela implique au quotidien.

EasyPark remplace FlowBird à Tours : l’essentiel à retenir

Le changement est intervenu sans coupure visible sur la voirie, mais il est majeur dans la poche. Depuis le 31 mars, ouvrir FlowBird à Tours affiche un message clair : il faut passer par EasyPark pour lancer ou prolonger un stationnement. La cohabitation entre les deux applications, entamée en début d’année, s’est donc achevée comme prévu à la fin mars. Le dispositif couvre l’ensemble des secteurs payants, du centre-ville aux boulevards, avec une continuité des règles et des durées autorisées.

Concrètement, ce qui ne change pas reste rassurant pour les usagers. Les tarifs municipaux demeurent identiques, les agents de contrôle conservent les mêmes outils, et les horodateurs restent en service pour payer par carte ou en espèces. Pour beaucoup d’habitués, l’équation est simple : mêmes zones, mêmes prix, mais une application mobile différente. C’est du côté de l’ergonomie et des options de paiement que l’on observe un bond, avec la prise en charge des portefeuilles Apple Pay et Google Pay, ainsi que les cartes American Express.

Une nouveauté de taille concerne la gestion du coût annexe propre aux plateformes. EasyPark, présent dans plus de vingt pays, applique habituellement des frais de service. À Tours, la municipalité a décidé de les assumer pour éviter une hausse au ticket pour l’utilisateur final. Pour en profiter, un réglage est nécessaire dans le menu « Nos offres » de l’app. Sélectionner « EasyPark Basique » permet d’éviter jusqu’à 15 % de frais sur chaque opération. Ceux qui oublient ce passage risquent de voir s’afficher des frais additionnels, d’où l’importance d’un paramétrage attentif dès la première connexion.

Autre point saillant : l’arrivée d’un compte professionnel pensé pour les entreprises, artisans et professions itinérantes. Le module permet d’ajouter plusieurs plaques, de centraliser les justificatifs et d’opter pour une facturation mensuelle. Un atout pour les sociétés de livraison du centre ou les soignants à domicile, souvent contraints d’enchaîner de courts arrêts dans différentes rues. Ce volet « pro » complète un cœur de service centré sur l’automobiliste lambda : démarrer, stopper, ajuster sa durée et recevoir un rappel avant l’échéance.

Sur le terrain, la transition n’a pas pris tout le monde par surprise. « Un message m’a invitée à télécharger EasyPark, c’était clair », raconte Élise, résidente du quartier Cathédrale. « J’ai repris ma plaque et mon RIB, ça prend cinq minutes, mais on s’en sort. » À l’inverse, certains hésitent encore. « Mon vieux téléphone n’a plus de place pour de nouvelles applis. Je préfère l’horodateur et la monnaie », confie Jean-Marc, qui se rend à Tours ponctuellement. Cette diversité d’usages est prise en compte : l’app n’est pas obligatoire, c’est une alternative.

Dernier repère utile : EasyPark n’affecte pas la politique de rotation, qui reste décidée par la Ville. Les zones à forte pression, autour de la place Jean-Jaurès ou des Halles, conservent leurs plafonds habituels. L’application facilite l’acte de payer et d’ajuster, mais elle n’ouvre pas de passe-droit. Le cadre général demeure municipal et s’applique de la même manière, quelle que soit la méthode choisie.

Ce qui change concrètement sur l’application

Trois éléments ressortent en priorité pour un usager pressé. D’abord, la création d’un compte impose de renseigner à nouveau la plaque et un moyen de paiement. Ensuite, la sélection de zone est plus guidée : l’app épingle automatiquement le secteur le plus proche, tout en laissant le choix si l’on se gare à la lisière de deux périmètres. Enfin, le rappel avant l’échéance apparaît plus visible, avec un réglage du délai et du mode de notification. Ce trio simplifie l’acte de se garer sans modifier la règle du jeu locale.

En somme, la bascule vers EasyPark change la forme, pas le fond. Les nouveautés résident dans le confort d’usage, la variété des moyens de paiement et la gestion pro. La Ville garde la main sur la tarification et assume les frais de service, ce qui sécurise le porte-monnaie des automobilistes du quotidien.

Migrer de FlowBird à EasyPark : guide pratique pour les usagers

Le passage de FlowBird à EasyPark se fait en quelques étapes. Il demande un peu d’attention au premier lancement, surtout pour les profils qui stationnent souvent. L’objectif est de paramétrer correctement l’offre et la plaque afin que les prochains paiements se fassent en deux gestes.

Créer son compte et sécuriser son paiement

Au téléchargement, l’application demande une adresse courriel et un numéro de téléphone. La plaque d’immatriculation doit être saisie sans erreur : c’est elle que lisent les agents lors d’un contrôle. Côté paiement, l’app accepte carte bancaire, Apple Pay, Google Pay et American Express. Les portefeuilles numériques offrent un gain de temps, notamment pour ceux qui ne souhaitent pas mémoriser une carte dans l’app. Un courriel de confirmation clôt la procédure.

Choisir sa zone et démarrer un stationnement

Sur la carte, EasyPark localise l’usager et propose la zone la plus proche. Il est possible de la changer manuellement, utile quand on se gare au croisement de deux secteurs ou lorsqu’on paie depuis un café un peu plus loin. La durée est réglable à la minute : on peut démarrer court, puis prolonger si la course chez le coiffeur s’éternise. Un rappel avant l’échéance s’affiche sous forme de notification. Les nouveautés tiennent surtout à la clarté des écrans et à la précision de la carte, plus lisible pour les rues denses du centre.

Paramétrer l’offre pour éviter les frais inutiles

Étape cruciale : dans le menu « Nos offres », sélectionner EasyPark Basique. À Tours, ce choix active la prise en charge des frais de service par la Ville et évite jusqu’à 15 % sur chaque session. Ceux qui laissent l’offre par défaut peuvent voir apparaître un surcoût. Mieux vaut vérifier ce point immédiatement après l’inscription. Le réglage ne change pas le prix public de l’heure, il agit seulement sur la commission de service.

Compte pro, flottes et justificatifs

Les professionnels peuvent créer un profil dédié. L’intérêt est triple : enregistrer plusieurs plaques (véhicules d’équipe, utilitaires, deuxièmes voitures), centraliser les reçus de paiement et recevoir une facturation mensuelle. Pour un artisan qui enchaîne cinq chantiers dans la journée, ce suivi évite de perdre des tickets papier et facilite la comptabilité. Les libéraux en tournée, eux, apprécient l’export des historiques par date et par zone.

Pour s’y retrouver rapidement, voici une méthode simple à appliquer dès la première utilisation.

  • Télécharger EasyPark et créer un compte avec courriel et téléphone.
  • Ajouter la plaque et choisir un moyen de paiement (CB, Apple Pay, Google Pay, Amex).
  • Ouvrir « Nos offres » et activer EasyPark Basique à Tours.
  • Autoriser les notifications pour recevoir un rappel avant l’échéance.
  • Au stationnement, vérifier la zone proposée et ajuster si besoin.
  • Lancer la session, puis prolonger ou arrêter en fonction de la durée réelle.

« J’ai suivi ces étapes en dix minutes, ensuite tout est plus simple », résume Yanis, étudiant du quartier Rabelais. Une habitude se prend vite : ouvrir l’app en sortant de la voiture, vérifier la zone, régler la durée et fermer en repartant. La logique reste la même qu’avec l’horodateur, mais sans ticket à afficher.

Ce mode d’emploi convient aussi aux visiteurs qui ne viennent qu’occasionnellement. L’app garde la plaque et le moyen de paiement en mémoire, ce qui évite de tout ressaisir lors du prochain passage. Pour les réfractaires au numérique, bonnes nouvelles : la borne de rue reste une option, et les mêmes durées s’appliquent. L’essentiel est de pouvoir choisir sa manière de payer, en cohérence avec son matériel et ses habitudes.

Tarifs, frais de service et moyens de paiement : ce que paient les usagers

Le cadre tarifaire municipal ne change pas avec l’arrivée d’EasyPark. Le prix de l’heure reste celui fixé par la Ville dans chaque zone. La différence se situe au niveau du service technique : la plateforme applique usuellement une commission, mais Tours a décidé de l’absorber pour protéger le panier des automobilistes. À une époque où chaque centime compte, ce geste municipal sécurise les budgets du quotidien.

La prise en charge des frais de service

Pour bénéficier de cette prise en charge, il faut sélectionner l’offre « EasyPark Basique » dans le menu « Nos offres ». Sans cette action, une ligne « frais de service » peut apparaître, pouvant atteindre 15 % du montant selon les paramètres standards de la plateforme. En clair, la décision municipale produit un effet immédiat à condition d’être correctement activée côté utilisateur. C’est une subtilité, mais elle évite à elle seule des surcoûts répétés tout au long de l’année.

Des moyens de paiement plus variés

Les cartes bancaires classiques sont toujours acceptées, mais l’application mobile élargit le spectre avec Google Pay, Apple Pay et American Express. Ces options sont utiles pour ceux qui préfèrent ne pas stocker une carte dans l’app et valider avec la biométrie de leur téléphone. Les notifications de rappel s’effectuent via le système du smartphone, sans surcoût municipal. Les SMS, s’ils sont utilisés, restent soumis aux conditions de l’opérateur, ce qui incite à privilégier le push.

Comparatif avant/après pour y voir clair

Pour synthétiser les différences perçues par les usagers, ce tableau récapitule les points essentiels du passage de FlowBird à EasyPark à Tours.

Critère Avant (FlowBird) Maintenant (EasyPark à Tours)
Application mobile active FlowBird opérationnelle jusqu’au 31 mars EasyPark uniquement depuis le 1er avril
Frais de service Commissions variables selon l’app Pris en charge par la Ville avec EasyPark Basique (jusqu’à 15 % évités)
Moyens de paiement Carte bancaire Carte, Apple Pay, Google Pay, American Express
Compte professionnel Fonctionnalités limitées Gestion de flottes et facturation mensuelle
Notifications Rappels variables selon réglages Rappels via push, paramétrables avant l’échéance
Horodateurs Disponible Toujours disponible (espèces et CB)
Zones et durées Fixées par la Ville Identiques, sans changement réglementaire

« Mon commerce près des Halles vit au rythme de la rotation, explique Marie, gérante. Les clients appréhendaient une hausse, mais avec l’offre activée, le prix reste le même. C’est rassurant. » Pour les professionnels, l’enjeu est ailleurs : « Je récupère mes justificatifs en un clic, raconte Kévin, livreur. Ça me fait gagner du temps tous les soirs. » Dans un centre-ville dense, ces détails font la différence.

Pour rappel, les horodateurs demeurent une alternative fiable. Ils servent de filet de sécurité pour ceux qui préfèrent la monnaie ou dont le smartphone est à court de batterie. L’écosystème reste hybride et souple, avec un numérique plus fluide et un paiement de rue toujours présent.

Au quotidien à Tours : retours d’usagers et astuces de terrain

Le changement d’application mobile réveille des habitudes bien ancrées. Dans le quartier des Prébendes, Luc, chauffeur-livreur, enchaîne les arrêts. « Je démarre un ticket de 20 minutes et j’ajuste si besoin. Avant, je courais à la borne. Là, je valide depuis la cabine. » Au Sanitas, Inès, infirmière libérale, jongle entre visites : « J’ai enregistré deux plaques, la mienne et la voiture de service. Finies les notes manuscrites, tout est dans l’historique. » Ces témoignages reflètent un même fil rouge : gagner de la souplesse sans dérégler les règles locales.

Du côté des visiteurs occasionnels, l’angoisse de l’appli en plus n’est pas rare. « Je viens à Tours deux ou trois fois par an. J’ai peur d’oublier mon mot de passe », sourit Thomas, de passage pour un concert au Vinci. Dans ce cas, l’horodateur agit comme une porte de sortie simple. Les contrôles restent identiques : pas d’indulgence pour un oubli, mais une palette de solutions pour éviter l’amende. L’objectif est clair depuis le début : faciliter le stationnement, pas le rendre plus complexe.

Autre sujet remonté par plusieurs lecteurs : l’espace disponible sur certains smartphones un peu datés. Un commentaire vu sur les réseaux le résume : « Je n’ai plus de mémoire pour de nouvelles applis, je garde l’horodateur. » La logique de coexistence fonctionne justement pour cette situation. En parallèle, ceux qui souhaitent poursuivre en numérique peuvent alléger leur téléphone en supprimant l’ancienne FlowBird et quelques photos encombrantes, ou basculer vers un portefeuille type Apple Pay qui ne pèse rien sur l’app elle-même.

Enfin, les rappels avant échéance constituent un allié discret. Paramétrer une alerte à 10 minutes permet d’éviter une extension non désirée. « Je me suis fait avoir une fois, raconte Giulia, jeune maman. Depuis, j’ai calé le rappel au quart d’heure. Je prolonge si la file d’attente chez le pédiatre s’allonge. » Ce mécanisme convient aussi aux professionnels qui enchaînent les missions et ne peuvent pas guetter l’horloge toutes les cinq minutes.

Astuces concrètes pour éviter les mauvaises surprises

Trois conseils remontent des retours de terrain. D’abord, vérifier la zone proposée lorsque l’on se gare à la limite de deux secteurs : un petit décalage sur la carte peut changer la règle appliquée. Ensuite, activer EasyPark Basique le jour J pour sécuriser la prise en charge des frais de service. Enfin, autoriser les notifications du téléphone pour recevoir le rappel avant fin de session. Ce trio prévient 90 % des couacs constatés lors des premières semaines de transition.

Dans un centre comme Tours, où la densité fluctue selon les événements culturels ou les marchés, cette souplesse aide à mieux vivre la ville. Les jours de forte affluence autour du Grand Théâtre ou de la place Plumereau, ajuster sa durée à distance évite des allers-retours stressants. Les habitants observent vite le bénéfice : moins de papiers, plus de contrôle, tout en maintenant la règle commune.

Nouveautés et perspectives : vers un stationnement plus lisible

Le remplacement de FlowBird par EasyPark à Tours s’inscrit dans un mouvement plus large. Au niveau international, les marques historiques de solutions de stationnement et de données de mobilité convergent sous une bannière commune. L’ambition affichée est de créer une plateforme plus robuste, capable de mieux dialoguer avec les villes et de réinvestir les gains dans l’espace public. Pour l’usager, cela se traduit par des interfaces plus soignées, une couverture multi-pays et, à terme, des services couplés entre la rue et les parkings en ouvrage.

Les experts voient poindre des services concrets. D’abord, une cartographie d’occupation plus fine, pour repérer les secteurs moins saturés et réduire la circulation de recherche. Ensuite, des règlements intelligents qui s’adaptent mieux aux horaires de pointe. Certaines métropoles testent déjà des tarifications qui tiennent compte du poids et de la motorisation, dans une logique environnementale. Si Tours choisissait un jour cette voie, l’application mobile pourrait en être le relais pédagogique et technique, sans changer la compétence municipale.

Au-delà du tarif, l’intégration des parkings en ouvrage reste une piste crédible. Pour les soirs de spectacle ou les week-ends chargés, une bascule fluide de la rue vers un parc souterrain, avec paiement unifié, faciliterait le parcours. L’usager verrait en un coup d’œil la disponibilité en surface et en silo, puis réserverait si nécessaire. Ce maillon manque encore dans bien des centres, mais les technologies sont là. Plusieurs acteurs du secteur mettent déjà en commun données et services pour y parvenir.

La vie locale façonne aussi ces évolutions. Les chantiers, les projets de transports et les grands travaux influent directement sur le stationnement. Dans un contexte où la mobilité est au cœur des débats, associer l’app à une information fiable, au bon moment, serait un vrai progrès. Un exemple simple : prévenir qu’un tronçon est provisoirement neutralisé pendant un marché, et proposer un report vers une rue adjacente moins chargée. L’objectif n’est pas de faire consommer plus, mais d’aider à mieux circuler.

Les nouveautés les plus attendues par les usagers

Les retours collectés ces dernières semaines à Tours dessinent un cahier des charges clair. Voici les demandes qui reviennent le plus souvent, et ce qu’elles changeraient concrètement.

  • Disponibilité en temps réel par secteur pour éviter de tourner en rond.
  • Parcours unifié rue + parc en ouvrage avec un seul paiement.
  • Rappels intelligents basés sur les habitudes (rendez-vous réguliers, horaires de sortie d’école).
  • Modes pro enrichis (droits par collaborateur, centres de coûts, export simple).
  • Transparence tarifaire renforcée avec affichage immédiat des tranches et plafonds.

« Si je savais à l’avance où il reste de la place, je choisirais une autre rue et j’y serais plus vite », glisse Hugo, habitant du quartier Velpeau. Cette petite phrase résume l’enjeu d’un centre apaisé : moins de temps à chercher, plus de temps pour vivre et faire ses courses. À court terme, l’essentiel est fait avec la bascule technique réussie. À moyen terme, l’écosystème du service peut encore gagner en clarté, et c’est ce que les nouveautés annoncées laissent espérer.

Pour suivre les annonces locales, les informations pratiques et les éventuelles évolutions, consulter les canaux officiels de la Ville et du prestataire reste pertinent. Un fil d’actualités clair, adossé à l’application mobile, ferait le lien entre décision publique, besoins quotidiens et outils numériques. À ce stade, tours.fr et les informations in-app constituent les meilleurs points d’appui.

Antoine.76

Journaliste passionné de 42 ans, je parcours le monde pour raconter les histoires qui l’animent. Curieux, rigoureux et toujours en quête de vérité, j’aime donner la parole à celles et ceux qu’on entend rarement. La transmission et l’information sont au cœur de mon engagement quotidien.

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