À Tours, un réfrigérateur a pris feu dans un appartement de l’avenue André-Maginot, samedi 27 décembre 2025, vers 12 h 30. Les pompiers ont procédé à l’évacuation des résidents et sécurisé les lieux. Trente-huit habitants ont été recensés puis regagné leurs logements, à l’exception de deux adultes qui ont bénéficié d’un relogement par leurs proches.
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Incendie d’un réfrigérateur à Tours : faits et bilan immédiat
Le départ de feu est survenu en milieu de journée dans un bâtiment résidentiel de l’avenue André-Maginot, un axe fréquenté du nord de Tours. Selon les premiers éléments, l’origine se situe au niveau d’un réfrigérateur situé dans la cuisine du logement concerné. De la fumée s’est rapidement répandue dans les parties communes, incitant les équipes de secours à évacuer les occupants par précaution.
Les intervenants ont traité l’urgence en deux volets: extinction du foyer dans l’appartement touché, puis ventilations ciblées pour chasser les émanations. Deux engins de lutte, une échelle aérienne, ainsi que les services d’ENEDIS et de GRDF ont été mobilisés, aux côtés des polices nationale et municipale. L’objectif: couper l’alimentation des réseaux, vérifier l’absence de propagation et sécuriser toute la cage d’escalier.
Au total, 38 habitants ont été comptabilisés dans l’immeuble. Le recensement a permis de s’assurer qu’aucune personne ne manquait à l’appel et qu’aucune victime n’était à déplorer. Deux adultes ont néanmoins dû être relogés par leur famille, le temps d’un nettoyage approfondi et de réparations dans le logement sinistré.
« On a entendu des cris, puis l’alarme s’est déclenchée, et tout le monde est descendu dans le calme », raconte Lucie, une voisine du troisième étage. « Les pompiers sont arrivés vite, ils ont rassuré les personnes âgées et vérifié chaque palier. » Ces témoignages traduisent une coordination bien huilée entre résidents et services d’urgence, décisive pour éviter la panique.
Sur le trottoir, le point de rassemblement a permis d’orienter les familles, tandis qu’une équipe procédait aux ultimes vérifications dans les gaines techniques. Les techniciens ont contrôlé l’installation électrique et la conduite de gaz, afin d’écarter tout risque de reprise. Une fois la ventilation achevée, la majorité des occupants a pu remonter.
Le dispositif engagé s’inscrit dans une série d’interventions analogues survenues à Tours ces dernières années. Quelques mois plus tôt, d’autres immeubles avaient été évacués pour des feux d’appareils ou des brasiers extérieurs, notamment dans les secteurs du Sanitas et de la rue Édouard-Vaillant. Cette répétition rappelle que le danger peut venir d’un simple équipement domestique.
À ce stade, aucun élément ne laisse penser à un acte volontaire. La piste d’un incident électrique interne à l’appareil est la plus probable, mais seule l’expertise des assureurs et du syndic permettra de conclure. En attendant, la copropriété a fait relever les dégâts et dresser les démarches pour l’indemnisation.
Cette chronologie, rapide et maîtrisée, montre combien la préparation des habitants et la capacité d’intervention des équipes de secours font la différence lors d’un incendie domestique. Le calme, la clarté des consignes et la coordination sur site en ont été les ressorts décisifs.
Évacuation et relogement des habitants : une logistique bien rodée
Lorsque la fumée a envahi la cage d’escalier, la priorité a été donnée à l’évacuation méthodique. Les pompiers ont guidé les personnes étage par étage, en commençant par les niveaux supérieurs. Les portes des logements ont été fermées derrière eux pour limiter la diffusion des fumées, le tout avec des rappels simples: rester groupés, parler clairement et ne pas réintégrer les lieux sans y être autorisés.
Sur le parvis, une chaîne d’accueil a été mise en place pour identifier rapidement les seniors, les enfants et les personnes à mobilité réduite. Un voisin, Ahmed, a apporté des couvertures depuis sa voiture. « On s’est serré les coudes. Les plus jeunes ont aidé à prévenir ceux qui n’entendaient pas bien », explique-t-il. Cette solidarité spontanée a évité toute bousculade et rassuré les plus fragiles.
Les autorités ont procédé au relogement de deux adultes, dont la cuisine a été fortement impactée par la chaleur et les suies. Les autres ont pu regagner leur appartement après la ventilation, avec des recommandations: aérer longuement, vérifier l’état des prises, contacter l’assurance habitation. Le syndic a annoncé un passage d’un électricien pour un contrôle complémentaire des communs.
La gestion d’un tel événement repose sur des automatismes simples. Les consignes affichées dans les halls, la connaissance des escaliers et des issues, et l’attention aux voisins fragiles comptent autant que la performance des équipes d’urgence. Un immeuble peut vite devenir un labyrinthe lorsque la visibilité baisse; d’où l’importance d’une signalétique lisible et d’entraînements réguliers dans certaines copropriétés.
Pour les résidents, une question revient: que faire, concrètement, en cas de fumée dans les parties communes? Les rappels suivants, diffusés par les services d’incendie, sont utiles toute l’année.
- Rester bas si de la fumée est présente, et se couvrir la bouche avec un tissu.
- Ne pas utiliser l’ascenseur, privilégier l’escalier et se tenir à la rampe.
- Fermer les portes derrière soi pour ralentir la propagation.
- Prévenir les voisins, surtout les personnes isolées, et partir ensemble si possible.
- Appeler le 18 ou le 112 dès que l’on est en sécurité, en donnant une adresse précise.
- Attendre les consignes des pompiers avant de remonter, même si tout semble terminé.
Le retour dans les logements a été progressif. Dans l’escalier, l’odeur de brûlé a persisté quelques heures, le temps que l’air circule. Les opérateurs d’énergie ont confirmé la remise en service après contrôle des installations.
Ces gestes, simples mais déterminants, limitent les risques et rassurent. Ils transforment une situation de crise en séquence gérable, où l’humain, la technique et la méthode s’alignent au bénéfice de tous.
Prévenir les feux d’appareils ménagers : sécurité autour du réfrigérateur
Le sinistre parti d’un réfrigérateur rappelle que les appareils du quotidien comportent des éléments électriques et des composants chauffants. Une grille d’aération obstruée, un cordon abîmé ou une multiprise surchargée peuvent créer des points chauds. La prévention consiste à éliminer ces accumulations de risque par des gestes simples et réguliers.
Les services spécialisés recommandent un dépoussiérage semestriel de l’arrière de l’appareil, en particulier au niveau du condenseur. Il convient aussi d’éviter de coincer le câble d’alimentation sous le meuble et de bannir les rallonges inadéquates. En cas de bruit inhabituel, d’odeur suspecte ou de traces de suie, la coupure immédiate du courant et l’appel à un professionnel s’imposent.
À Tours, plusieurs épisodes récents ont mis en lumière ces dangers domestiques. Dans le quartier du Sanitas, l’évacuation d’un immeuble entier a déjà été nécessaire à la suite d’un départ de feu en étage. Rue Édouard-Vaillant, un balcon a été touché de nuit, mobilisant une vingtaine de secouristes. À Bouzignac, une intervention en soirée a malheureusement révélé un scénario plus grave. Ces situations, distinctes, dessinent une même leçon: l’attention quotidienne évite l’exceptionnel.
En 2026, des campagnes de rappel d’appareils ménagers et des avis de la DGCCRF ont continué de sensibiliser les foyers aux anomalies sur certains modèles. Vérifier le numéro de série, s’inscrire aux alertes de sécurité et conserver les factures facilitent les démarches en cas d’alerte. La réactivité du consommateur est une barrière supplémentaire avant l’incendie.
Le tableau ci-dessous synthétise des repères clés pour comprendre et prévenir ce type d’événement à l’échelle locale.
| Date | Lieu | Origine probable | Personnes évacuées | Blessés |
|---|---|---|---|---|
| 27/12/2025 | Avenue André-Maginot, Tours | Réfrigérateur, panne électrique | 38 habitants | 0 signalé |
| 08/2025 | Rue Édouard-Vaillant, Tours | Balcon, matériaux enflammés | Environ 20 | 0 |
| 08/2025 | Quartier du Sanitas, Tours | Appartement, cause domestique | Plusieurs dizaines | 0 |
| 2025 | Quartier Bouzignac, Tours | Appartement, enquête | Étage concerné | 1 décès |
Pour ancrer ces recommandations, quelques exemples concrets aident. Une copropriété du nord de la ville a organisé un atelier « prises et multiprises » afin d’identifier les branchements à proscrire. Dans une autre résidence, un simple nettoyage collectif des locaux techniques a mis fin à des déclenchements intempestifs de disjoncteur. Ces initiatives, modestes, produisent des effets immédiats.
La prévention n’est pas une contrainte: c’est une habitude à instaurer, saison après saison, pour préserver son foyer et son voisinage. À terme, c’est le meilleur investissement contre le risque domestique.
Intervention des pompiers et coordination en urgence à Tours
L’alerte a été donnée peu après midi. En quelques minutes, les premiers véhicules se sont présentés au pied de l’immeuble, gyrophares allumés. Le chef d’agrès a posé un périmètre de sécurité, pendant que l’équipe de reconnaissance montait vers le niveau du foyer pour localiser l’origine et déterminer la ventilation la plus efficace.
Une échelle aérienne a été déployée en façade, prête à servir d’issue alternative si la cage d’escalier venait à se saturer. Sur la chaussée, les agents de la police municipale ont détourné la circulation pour faciliter les manœuvres. Dans le hall, une équipe s’est occupée des relevés de température et de la mesure des gaz.
La présence d’ENEDIS et de GRDF a permis une coupure ciblée des réseaux, limitant ainsi les risques secondaires. Une fois le foyer neutralisé, les techniciens ont procédé aux tests de continuité et de pression. Les gardiens de la copropriété ont, eux, vérifié la fermeture des locaux compteurs et le bon fonctionnement des blocs secours.
Le déroulé suit une trame bien établie: sécuriser, intervenir, contrôler, puis restituer. Cette séquence, éprouvée, garantit que l’incendie ne laisse pas de pièges invisibles. L’équipe sur place a pris le temps d’expliquer la situation aux résidents rassemblés, rappelant de ne pas rallumer d’appareils endommagés avant avis technique.
Chronologie opérationnelle et gestes clés
Tout commence par l’appel au 18/112, avec une adresse et une description succincte de la situation. L’engagement des engins est immédiat, dimensionné au type de bâtiment et à l’heure d’intervention. À l’arrivée, l’équipe scinde les tâches: reconnaissance, mise en sécurité, appui logistique et gestion des flux à l’extérieur.
Une anecdote illustre cet esprit de service: un riverain a apporté de l’eau et des serviettes pour les résidents incommodés par les fumées. Ce détail, trivial en apparence, participe à maintenir le calme et à fluidifier l’action des professionnels. Dans le même temps, une volontaire de quartier a aidé à orienter un couple âgé vers un espace abrité.
La formation continue et les retours d’expérience, menés après chaque opération, améliorent cette mécanique. Les équipes de Tours intègrent régulièrement de nouveaux scénarios dans leurs exercices: feux d’appareils, sous-sols enfumés, couloirs étroits. Cette culture du progrès discret est l’alliée des fins d’intervention sans blessé.
Une opération bien préparée, appuyée par des partenaires aguerris, produit un résultat lisible: des dégâts contenus, des habitants rassurés et une reprise de la vie courante sans à-coups. C’est la marque d’un écosystème local qui sait travailler ensemble.
Après le feu : assurances, réparations et vie de quartier
Une fois la fumée dissipée, commence un autre travail, moins visible mais essentiel. Les familles contactent leur assurance, transmettent des photos des dommages et obtiennent, si nécessaire, une expertise. Le syndic déclenche les interventions: nettoyage des suies, contrôle électrique, remplacement des éléments détériorés. Pour le foyer directement touché, le relogement temporaire, assuré par des proches, permet de souffler.
Dans l’immeuble, on s’organise pour retrouver le rythme: aération prolongée des paliers, petite réunion dans le local vélo pour partager les informations, affichage des numéros utiles. Un habitant résume l’ambiance: « On veut comprendre, réparer et prévenir. Et surtout, remercier ceux qui ont aidé. » Cette volonté commune accélère le retour à la normale.
Sur le plan administratif, trois conseils reviennent. D’abord, déclarer le sinistre dans les délais prévus par le contrat, souvent cinq jours ouvrés. Ensuite, conserver les factures et établir un inventaire des biens endommagés. Enfin, faire passer un professionnel qualifié avant toute remise en route d’un équipement suspect. Ces étapes évitent les mauvaises surprises et facilitent l’indemnisation.
Les collectivités locales jouent également un rôle d’appui. Des relais d’information sur la prévention du risque domestique sont disponibles dans les maisons de quartier et auprès de la métropole. Des ateliers thématiques, parfois tenus avec les pompiers, abordent la pose d’un détecteur de fumée, l’entretien des appareils et l’organisation d’un point de ralliement familial.
À plus long terme, la copropriété peut saisir l’occasion d’un diagnostic élargi: état des colonnes montantes, conformité des blocs autonomes d’éclairage de sécurité, affichage des plans d’évacuation. Certains immeubles en profitent pour moderniser les portes coupe-feu et vérifier la signalisation photoluminescente. Autant d’éléments qui constituent une ligne de défense continue.
Au-delà des réparations, cet épisode a révélé l’importance du lien de voisinage. Dans le hall, le matin suivant, un panneau a été posé pour remercier les intervenants et noter les propositions d’amélioration. Une idée simple a émergé: nommer des « référents d’étage » pour diffuser les consignes en cas d’urgence. D’autres proposent d’installer une boîte à gants et masques anti-poussière près de l’entrée.
Quand la vie reprend, les réflexes acquis durant l’événement ne doivent pas s’éteindre. Les ateliers, les affiches et la mémoire collective forment un capital précieux. Transformée en routine utile, cette expérience devient une protection additionnelle face aux aléas futurs.