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Le Pavillon à Tours ouvre et surprend
Le Pavillon à Tours accueille ses premiers convives et confirme le défi gastronomique porté par Olivier Arlot. L’adresse, adossée à l’hôtel cinq étoiles Les Trésorières, mise sur une cuisine innovante et un service calibré pour une clientèle locale et de passage. Ouvert du lundi au vendredi, midi et soir, ce restaurant Tours affiche complet depuis le début de septembre.
L’ancienne maison du « pavillon de l’Horloge » a changé de visage après près d’un an de travaux. Verrière, mur de vins, vue sur la place Gaston-Paillhou et rooftop inédit en ville: la nouvelle adresse culinaire impose son style, sans renier l’esprit simple et direct de la gastronomie française.
Ouverture du Pavillon à Tours, enjeux et impacts pour les Halles
La nouvelle table d’Olivier Arlot s’installe au sud des Halles, un quartier qui vit au rythme des marchés, des terrasses et des nocturnes d’été. Le chef cuisinier a fait le choix de concentrer son énergie: il a cédé ses anciens établissements pour se consacrer à ce lieu. Résultat: une équipe soudée et une salle qui se remplit dès le premier service.
Le restaurant n’ouvre que du lundi au vendredi, midi et soir. Un positionnement rare en centre-ville, pensé pour les actifs, les visiteurs de l’hôtel voisin et les gourmets qui aiment planifier. « Ça dynamise la semaine, on le voit dans nos ventes de fin de journée », glisse Camille, commerçante aux Halles.
La promesse tient en quelques mots: gastronomie limpide, produits de saison et accueil précis. Les premiers retours confirment la trajectoire. « La brigade va à l’essentiel, on sent la patte d’un chef qui assume ses classiques », note Étienne, habitué de la place depuis vingt ans.
Dans un contexte économique tendu, ouvrir une maison de ce niveau relève d’un pari. L’appui de la famille Bouhour, propriétaire des Trésorières, a fluidifié la phase de lancement. Le quartier profite de cette dynamique: taxis, cavistes et hôtels alentours observent une hausse des réservations à l’heure du dîner.
Les réservations s’étalent sur deux créneaux: 12h-14h et 19h-21h30. Cette cadence permet une gestion fine des flux et un service régulier. Pourquoi ne pas ouvrir le week-end? Le choix assumé vise la qualité et l’équilibre des équipes, pour tenir la durée sans perdre en précision.
Dès la première semaine, les tables près de la verrière se sont imposées comme les plus demandées. La vue sur la place, animée en fin d’après-midi, ajoute à l’expérience. Le bouche-à-oreille fonctionne: des clients venus pour « voir le rooftop » repartent convaincus par la carte.
L’impact se mesure aussi sur le tourisme gastronomique. Les conseillers de l’office de tourisme notent des demandes ciblées sur « le nouveau Arlot ». « On nous pose des questions sur les menus et les accords vins, c’est bon signe pour l’arrière-saison », confirme Léa, en charge de l’accueil groupes.
Les professionnels des métiers de bouche saluent la rigueur du sourcing. Maraîchers, éleveurs et pêcheurs de l’Atlantique trouvent ici un relais d’image. Chaque nom cité sur la carte consolide ce réseau local qui fait vivre la table tourangelle.
Au final, l’ouverture réussie s’explique par une addition claire: emplacement fort, signature reconnue et service agile. Ce trépied installe durablement l’adresse au cœur du quotidien des Halles.
Architecture et cadre: un pavillon XIXe au style Baltard
L’ancienne demeure, quittée par ses propriétaires, a connu près d’un an de rénovation. Le chantier a misé sur la lumière et la verticalité. La façade vitrée, inspirée des halles Baltard, révèle un intérieur feutré, dominé par le vert sauge et le blanc cassé.
Au rez-de-chaussée, un mur de bouteilles façon bibliothèque capte le regard. Cet élément sert de colonne vertébrale à la salle. Il structure le parcours du client et rappelle la place du vin dans la maison.
À l’étage, la verrière offre une respiration. Les tables, orientées vers la place Gaston-Paillhou, profitent d’une lumière douce en fin de journée. Les assises, confortables sans ostentation, invitent à prolonger le repas.
Le rooftop, premier du genre en ville, attire la curiosité. On ne peut pas encore y dîner, mais la terrasse s’annonce comme un atout pour les beaux jours. « On imagine déjà des apéritifs au coucher du soleil », sourit Clémence, voisine du quartier.
Le parti pris esthétique reste mesuré. Pas d’esbroufe, pas de concept tapageur. Un fil rouge simple: matériaux chaleureux, circulation fluide et acoustique travaillée.
Ce soin se prolonge jusque dans les détails: luminaires à intensité douce, nappes sobres, couverts bien équilibrés. L’ensemble crée cette sensation rare d’être bien, immédiatement.
Pourquoi cette sobriété fonctionne-t-elle ici? Parce qu’elle met le produit au centre. Le décor laisse la parole aux assiettes et au geste de salle, avec des distances maîtrisées entre les tables pour préserver l’intimité.
Le lien avec l’hôtel Les Trésorières ajoute une dimension servicielle. Clients d’affaires, couples en séjour ou familles en escapade trouvent une continuité entre hébergement et table. « C’est une extension naturelle de notre hospitalité », souligne Clément Bouhour.
La transformation du bâtiment raconte aussi une histoire de ville. Une maison particulière devient lieu de partage. Ce glissement nourrit l’identité des Halles et donne un nouveau repère à la carte des bonnes adresses tourangelles.
Cette mise en scène architecturale, sans emphase, installe une signature durable. Elle parle aux locaux comme aux visiteurs, avec cette retenue élégante qui sied à la Touraine.
Carte et menus: la cuisine innovante d’Olivier Arlot
La maison revendique une « Maison de Cuisine » plus qu’un concept figé. Les menus se lisent d’un trait, avec des intitulés clairs. Le midi, une formule complète s’affiche à 42€, pensée pour un déjeuner net et sans détour.
Le soir, le premier menu entrée-plat-dessert est proposé à 64€. Un parcours en cinq services grimpe à 98€ quand entrent en scène langoustines, caviar, homard ou turbot. Les prix s’alignent sur le niveau d’exigence, avec une portion généreuse de produits nobles.
La grammaire culinaire reste lisible. Le chef travaille les classiques: foie gras au porto, œuf parfait aux girolles, andouillette délicate, pigeon de Racan rosé. On sent l’envie de rassurer sans renoncer à l’éclat.
Des touches contemporaines réveillent le tout. Un saumon fumé, fleuri par le radis, le raifort et le fenouil, monte en fraîcheur et en relief. Un suprême de volaille au zaatar fond dans la sauce, relevé sans masquer.
Le poisson trouve sa place avec un bar cuit au cordeau. Les jus sont précis, les assaisonnements tenus. « C’est une cuisine innovante qui ne casse pas les repères », résume Thomas, client de passage.
La bonne idée du service tient dans les garnitures à partager. Un panier de légumes rôtis, gorgés de saveurs, circule naturellement. Un risotto de petit épeautre, crémeux et droit, apporte une profondeur céréalière bienvenue.
La saison rythme les propositions. Les girolles ouvrent l’automne, les agrumes animent l’hiver, les herbes fraîches habillent les premiers jours de printemps. Chaque passage promet une nuance nouvelle, sans révolution de façade.
La gastronomie française, ici, parle au présent. Elle assume ses bases et change de tempo par des contrastes nets et des cuissons exactes. Ces choix donnent une identité claire à cette nouvelle adresse culinaire.
Le service accompagne ce tempo, rapide le midi, posé le soir. « Nous adaptons la cadence à l’humeur de la table », confie Sarah, en salle. Ce sens du rythme fait beaucoup pour la satisfaction finale.
| Formule | Contenu | Prix | Disponibilité |
|---|---|---|---|
| Déjeuner | Entrée + Plat + Dessert | 42€ | Lundi à vendredi, 12h-14h |
| Dîner court | Entrée + Plat + Dessert | 64€ | Lundi à vendredi, 19h-21h30 |
| Dîner dégustation | 5 services (ex. langoustines, homard, turbot) | 98€ | Lundi à vendredi, 19h-21h30 |
Ce registre, franc et mesuré, confirme l’ambition du lieu: faire du centre-ville un rendez-vous de choix pour la table d’humeur.
Desserts, vins et service: l’expérience complète au Pavillon
La dernière partie du repas porte la signature de Christelle Richard, pâtissière passée par Artigny et La Roche Le Roy. Sa spécialité tout chocolat réunit crémeux, glacé et croquant. La douceur reste mesurée, sans lourdeur.
Une tartelette aux figues fait écho aux marchés des Halles. La pâte, fine, accueille une crème légère. Ce dessert s’accorde avec un chenin sec de Loire, discret et tonique.
La carte des vins se lit comme une promenade. Un « best of » de la Loire mène vers le Jura, la Bourgogne ou l’Italie. Au verre, un rouge du Jura No Sin Tou Tsefs (Domaine Fumey-Chatelain, Arbois) s’affiche autour de 8€.
Les amateurs d’accords pointus trouvent leur bonheur. Le service propose des suggestions sans appuyer. On respire, on choisit, on goûte: l’ambiance reste déliée.
Les softs portent de belles signatures artisanales. Les jus Alain Milliat apportent une alternative soignée. Un souhait émerge toutefois: une carte dédiée de mocktails irait dans le sens de l’époque.
La brigade en salle tient un cap souriant et précis. Les gestes sont sûrs, les explications brèves, justes. « Notre rôle est d’accompagner le goût, pas de le couvrir », glisse Louis, sommelier.
Grâce à ce niveau d’attention, la table s’adresse autant aux initiés qu’aux curieux. Les mots sont simples, l’écoute réelle. La sensation d’ensemble: être attendu et reconnu.
Cette fluidité nourrit la réputation du lieu. Les retours en ligne mentionnent « bienveillance » et « régularité ». Deux appuis solides pour installer la maison dans la durée.
Au bout du compte, on retient une promesse tenue: des desserts déliés, un vin bien présent et un service qui sait s’effacer. La maison gagne ainsi en profondeur, soir après soir.
Ces choix affirment une ligne claire: défendre un art de la table complet, accessible et exigeant. Un équilibre rare qui fidélise sans effet de mode.
Stratégie, agenda et tourisme gastronomique: un ancrage durable
Pour mener ce projet à bien, Olivier Arlot a tourné une page. L’Atelier d’Arlot, l’Atelier de la Pinsa à Saint-Cyr-sur-Loire, puis O&A aux Halles ont été cédés. Le choix: recentrer ses forces sur un seul établissement, pensé comme un foyer.
Ce recentrage s’accompagne d’un calendrier clair. Le Pavillon à Tours reçoit du lundi au vendredi, midi et soir. Ce schéma favorise la stabilité des équipes et la maîtrise des approvisionnements.
Le partenariat avec Les Trésorières joue à plein. Des voyageurs haut de gamme cherchent une table à proximité, sans compromis. La Maison répond avec des horaires souples et une signature reconnue.
L’adresse devient un point d’appui pour le tourisme gastronomique. Des couples venus pour la Loire à vélo réservent un dîner avant la visite des châteaux. Des cadres en séminaire prolongent leur séjour d’une nuit pour goûter le menu en cinq services.
Le quartier y gagne une nouvelle image. Entre terrasses, commerces et hôtels, la table agit comme un aimant. « On sent une clientèle qui flâne plus longtemps », observe Yann, loueur de vélos près de la place.
Les réservations se prennent en ligne comme au téléphone. Les créneaux du jeudi soir partent vite. Un conseil ressort: anticiper pour viser la verrière ou la vue sur la place.
En cuisine, le planning en semaine canalise les livraisons et la préparation. Les maraîchers trouvent des fenêtres claires pour livrer au bon moment. La fraîcheur gagne, le gaspillage recule.
La suite? Le rooftop devrait s’animer davantage aux beaux jours, à l’apéritif. Des formats légers et des vins au verre pourraient y trouver leur place. « Nous avançons pas à pas », résume Clément Bouhour.
Ce cap prudent s’inscrit dans le temps long. La maison vise la régularité, pas l’effet de lancement. Un ancrage qui plaît au public local et rassure les partenaires.
- Adresse : Sud des Halles, proche place Gaston-Paillhou, à côté de l’hôtel Les Trésorières
- Ouverture : Lundi à vendredi, service midi et soir
- Tarifs repères : Déjeuner 42€ ; Dîner 64€ ; Dégustation 98€
- Particularités : Rooftop (non dînatoire pour l’instant), grande verrière, mur de vins
- Réservations : Fortes demandes le jeudi et le vendredi soir
Ce contenu a été initialement publié le 19 septembre 2025 et actualisé selon les retours de salle. Le tempo adopté conforte l’adresse dans son rôle de repère de la gastronomie tourangelle.
Entre stratégie humaine, précision culinaire et ancrage local, le restaurant Tours d’Olivier Arlot confirme sa place. Une maison qui nourrit l’appétit d’aujourd’hui et l’envie de revenir demain.